C’est en 1998 que je me suis décidé à arrêter de polluer mes sols et mes vins. Le passage à une culture biologique s’est alors imposé.

Le chemin fut ardu car les sols n’avaient plus été travaillés depuis 30 ans. Ils refusaient l’outil et les vignes ne comprenaient plus pourquoi on coupait leurs racines superficielles qui n’avaient gêné personne depuis longtemps. Actuellement, je travaille mes sols superficiellement soit au maximum 5 cm, pour supprimer les herbes aux pieds des souches. Après les vendanges, courant octobre novembre, je décompacte sur 25 cm les chambrées pour permettre aux pluies d’hiver de reconstituer les stocks d’eau des parcelles.

Je suis certifiée « Biodyvin » depuis 2000 et aujourd’hui, les rendements sont plutôt réguliers et les sols ne se sont jamais aussi bien portés. Le retour de nombreuses espèces de plantes et d’insectes contribue fortement à l’équilibre de mes terroirs. En effet, un enherbement naturel des entre-rangs avec uniquement une tonte avant les vendanges, a permis à beaucoup d’espèces de se développer. Le vignoble reprend de la jeunesse avec de nouvelles plantations. Depuis peu, je viens de réimplanter 30 ares de pineau d’Aunis, cépage oublié et dénigré dans le Saumurois.

Ma philosophie se veut résolument à contre courant de l’œnologie productiviste et standardisée. Mes vins sont,  avant tout, l’expression et le reflet de mes terroirs .

Chez moi, pas de levurage, d’enzymage, de flash détente, de thermo-vinification ou d’osmose inverse…

Le labour est au service de la vigne et passe donc d’abord par le respect du sol puis du végétal. Travail des sols, ébourgeonnage, dédoublage et vendanges manuelles pour des rendements maîtrisés garantissent des vins de qualité, respectueux de leurs terroirs.

 

C’est là , ma  fierté d’être vigneron biodynamique.

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